L’autocompassion: Une pratique puissante pour les dirigeants et leurs organisations

En tant que dirigeant, vous êtes confronté à des exigences élevées et à une pression constante. La culture du succès, la peur de l’échec et le désir d’être un exemple pour les autres peuvent renforcer cette tendance à être dur envers vous-même. Dans le contexte actuel, où les entreprises et les dirigeants sont soumis à une pression croissante, il devient essentiel de prioriser votre bien-être mental. L’autocompassion émerge comme une clé importante pour les dirigeants et leurs organisations. Dans cet article, nous explorerons les impacts de l’autocompassion, sa définition, comment la pratiquer et comment l’intégrer dans votre organisation.

Les impacts de l’autocompassion

En prenant soin de vous, vous augmentez votre capacité à prendre soin des autres. La pratique de l’autocompassion permet de devenir plus empathique, attentionné, proactif, connecté et responsable. Des études démontrent que les personnes pratiquant l’autocompassion adoptent plus d’habitudes de vie saines, de confiance en elles-mêmes, d’optimisme, de curiosité, de joie, d’espoir et de satisfaction générale. Elles éprouvent également moins de stress, d’anxiété, de symptômes dépressifs et de honte.

Qu’est-ce que l’autocompassion

L’autocompassion consiste à traiter ses propres difficultés, échecs et imperfections avec bienveillance, compréhension et acceptation. Cela implique de cultiver une attitude de soutien envers vous-même, similaire à celle que vous accorderiez à un ami cher en période de besoin. L’autocompassion englobe trois éléments interconnectés : la pleine conscience de ses émotions, la reconnaissance de l’humanité commune (comprendre que la douleur et les échecs font partie de l’expérience de tous les humains) et la bienveillance envers soi-même.

Kristin Neff, psychologue et pionnière dans l’étude de l’autocompassion, la définit comme la compassion dirigée vers soi; cela implique d’être touché par sa propre souffrance et de s’ouvrir à elle, plutôt que de l’éviter ou de s’en détacher. Il s’agit de chercher à comprendre sa douleur, ses faiblesses et ses échecs sans jugement, et de les considérer dans un contexte global de l’expérience humaine.

Comment pratiquer l’autocompassion (pause d’autocompassion)

Il existe plusieurs exercices d’autocompassion que vous pouvez mettre en pratique. Par exemple, vous pouvez utiliser la « pause d’autocompassion » proposée par Kristin Neff via les trois composantes de l’autocompassion.

1- Pleine conscience: Je reconnais que je vis un moment difficile. Je me dis des phrases comme: – Ouch! Ça fait mal ! – Je vis présentement un moment difficile.- Je me sens… (nommer l’émotion)


2- Humanité commune: Je replace les choses dans leur contexte. Je me dis des phrases comme: – Je ne suis pas le seul à ressentir ça. – D’autres personnes vivent les mêmes émotions que moi. – Il nous arrive à tous de traverser des moments difficiles.

3- Bienveillance envers moi: Je m’offre de la gentillesse en posant les mains sur mon coeur en me posant les questions suivantes: – Qu’est-ce que j’ai besoin d’entendre en ce moment ? – Qu’est-ce qui me ferait du bien en ce moment ? Puis-je me l’offrir ?

Comment faire de l’autocompassion une pratique dans votre organisation

En tant que dirigeant, vous pouvez jouer un rôle essentiel dans la promotion d’une culture d’autocompassion au sein de votre organisation. Valorisez l’ouverture, l’acceptation des erreurs et créez un environnement où les employés se sentent en sécurité pour exprimer leurs difficultés et demander de l’aide. Organisez des sessions de formation sur l’autocompassion et sensibilisez les employés à son importance pour le bien-être mental et la performance. Veillez à ce que les politiques et pratiques organisationnelles reflètent une approche bienveillante envers les employés et encouragez les relations interpersonnelles bienveillantes

Vous souhaitez être accompagné dans la mise en place de pratiques d’autocompassion! Contactez-moi.